DAZN réclame 500 € à plus de 2 200 abonnés IPTV en Italie
Contexte et démarche de DAZN
En Italie, DAZN a récemment adressé des demandes de compensation de 500 € à environ 2 200 utilisateurs de services IPTV illégaux, dont l’activité a été repérée à la suite d’une enquête policière.
Ces requêtes se fondent sur des données obtenues via les autorités (notamment la Guardia di Finanza), identifiant des abonnés déjà sanctionnés au titre d’amendes administratives pour avoir utilisé des services de streaming non autorisés.
DAZN propose une « solution amiable » : payer la somme de 500 € dans un délai de sept jours et s’engager à ne pas reproduire de conduite illicite. En l’absence de réponse dans ce délai, l’entreprise se réserve la possibilité de lancer des poursuites légales.
Fondement juridique en Italie
L’initiative de DAZN s’inscrit dans un cadre légal italien qui protège les droits de diffusion audiovisuelle (notamment la Loi-Décret n° 9/2008). L’entreprise justifie sa démarche par les pertes subies du fait de l’usage illégal de ses contenus.
Par la voie civile, DAZN cherche à obtenir non seulement une indemnisation, mais également une reconnaissance juridique du dommage causé par le piratage individuel.
Réactions et enjeux
Pour DAZN, cette action marque un tournant : l’entreprise ne se contente plus de viser les fournisseurs ou intermédiaires, mais cible désormais directement les consommateurs finaux.
Plusieurs destinataires des lettres ont partagé leurs inquiétudes en ligne, certains contestant notamment la légitimité de cette demande si une amende administrative avait déjà été payée.
Le choix du délai strict de sept jours ajoute une pression forte et cherche à éviter des recours prolongés.
Sur le plan stratégique, DAZN assume un risque d’image en poursuivant des abonnés plutôt que des revendeurs — une démarche rarement adoptée dans l’industrie.
À retenir pour les internautes
En Italie, des abonnés IPTV identifiés via des enquêtes policières reçoivent des demandes de 500 € de compensation de la part de DAZN.
L’offre « amiable » se traduit par un ultimatum de sept jours pour accepter et s’engager à ne pas renouveler l’infraction — sous peine de poursuites.
Ce cas italien soulève des questions de droit, de responsabilité des consommateurs, et de stratégie anti-piratage dans le secteur audiovisuel.
